Guinée
Le Fouta Djalon
Le Fouta Djalon, massif forestier et de plateaux d'altitude
Le massif du Fouta-Djalon occupe la majeure partie de la région administrative de la moyenne Guinée qui couvre 23 % du territoire national (soit 55 500 km²). C'est un ensemble de massifs et de plateaux dont l'altitude varie de 600 à 1500 mètres.
Ce massif montagneux appartient à la zone tropicale semi-humide de type soudano-guinéenne.
Ce domaine climatique est caractérisé par l'alternance de deux régimes pluviométriques saisonniers : une saison pluvieuse de 6 mois (de mai à octobre) et une saison sèche de 6 mois également (de novembre à avril).
Les températures, dont les moyennes mensuelles oscillent entre 19 et 25°C, sont les plus basses du pays. La pluviométrie atteint une moyenne annuelle de 1 700 mm.
Le château d'eau de l'Afrique de l'Ouest.

Le Fouta Djalon est aussi un massif forestier fragile et particulièrement important pour l'équilibre écologique de l'ensemble de la Sous Région. En effet, de nombreux fleuves d'Afrique de l'Ouest prennent leur source au Fouta Djalon, ce qui lui a donné le surnom de « château d'eau » de l'Afrique de l'Ouest.
Traditionnellement les populations locales ont réussi à développer des systèmes agraires durables et leur intégration dans l'environnement a été maintes fois étudié et mis en valeur. Pourtant, l'augmentation de la population, le développement des centres urbains et le changement dans les pratiques culturales fragilisent cet éco-système complexe.
Par ailleurs, l'importance écologique du massif pour l'ensemble de la Sous Région a amené de nombreux projets à s'intéresser aux problèmes de la déforestation du Fouta Djalon et à mettre en œuvre des programmes de plantation d'arbres.
Un exode rural important

Au Fouta Djalon, l'exode rural est un phénomène ancien qui remonte à l'époque coloniale. Aujourd'hui encore, ce phénomène est marqué même dans les zones les moins enclavées. Le départ des hommes (pour la plupart), âgés de 12 à 25 ans principalement, est motivé par des raisons purement économiques.
Ces derniers, à la recherche de travail, s'exilent pour 40 % dans le pays (Conakry ou les villes minières et industrielles) et pour 60 % à l'étranger (Sénégal, Côte d'Ivoire, Gambie, Guinée-Bissau, Sierra Leone…).
Cet exode rural, qui génère pour les familles restées au Fouta Djalon des transferts de revenus non négligeables, n'est pas sans répercutions négatives.
Le départ des hommes et surtout des jeunes provoque une baisse de la main d'œuvre disponible (problématique dans certaines zones) et contribue à la féminisation du travail.
Cet exode rural, qui génère pour les familles restées au Fouta Djalon des transferts de revenus non négligeables, n'est pas sans répercutions négatives.
Le départ des hommes et surtout des jeunes provoque une baisse de la main d'œuvre disponible (problématique dans certaines zones) et contribue à la féminisation du travail.
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